"J'ai du enlever quelques éléments perturbateurs", avoue Belmadi

"J'ai du enlever quelques éléments perturbateurs", avoue Belmadi

Reuters

Il y a deux mois, l'Algérie s'adjugeait la CAN pour la deuxième fois de son histoire, emmenée par un Djamel Belmadi qui sur la route du succès a du faire des choix drastiques. 

Ce n'était pas gagné. Quand Djamel Belmadi a pris en mains la sélection algérienne de football, à l'été 2018, les Fennecs "sortaient d'un passage difficile", selon l'aveu même de ce dernier, avec pas moins de six techniciens passés à son chevet en l'espace de deux ans. Les conditions, alors, n'étaient assurément "pas réunies" pour mener l'Algérie à sa deuxième Coupe d'Afrique des Nations. Et pourtant les Verts ont bel et bien décroché le deuxième sacre continental de leur histoire en Egypte cet été.

"Il y avait beaucoup de choses à régler, notamment dans la perception que les joueurs avaient de l'équipe nationale. Ca a été souvent mal perçu, il y a eu de gros soucis entre les binationaux et ceux qui étaient au pays. C'est un truc qu'il fallait régler", dixit l'actuel chef d'orchestre algérien, dans une interview accordée à RMC. Un Djamel Belmadi qui assure s'être démené pour construire "un groupe qui tire dans le même sens", sur le modèle des Bleus d'Aimé Jacquet champions du monde en 1998.   

"J'ai du enlever quelques éléments, plus ou moins perturbateurs. Il y avait des joueurs qui étaient installés confortablement, qu'ils fassent de bonnes ou mauvaises performances. Ils avaient la garantie de jouer le match d'après et s'étaient accaparés l'équipe nationale. J'ai mis fin à ça. J'ai essayé d'instaurer une concurrence saine et loyale, souligne l'ancien joueur de l'OM formé au PSG. Ceux-là, on les a avertis, ils ont vu, mais ils ne voulaient pas changer..."

Pas question pour autant de fermer des portes. "Je ne dis pas qu'ils ne reviendront pas à l'avenir", souffle Djamel Belmadi, fier néanmoins d'avoir bâti une sélection solidaire, unie pour l'éternité désormais dans la victoire. "Ca a été superbe. Il n'y a pas eu l'ombre d'une histoire, d'une frustration apparente. Bien sur, il a fallu discuter, parler. Mais c'est vraiment le meilleur groupe que j'ai pu avoir en tant que joueur et entraîneur..."

Newsweb





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