00:38 - - LIONSDELATLAS.MA
Mardi 31 janvier 2012, vers 20h GMT, fin du
match contre le Niger et une phrase lùchée par
un certain Mrani qui résume tout :
« Allah yej3el chi baraka »⊠3
matchs : 2 défaites, une victoire sans
intĂ©rĂȘt des hommes de Gerets et dĂ©jĂ une pluie
de critiques qui sâabat sur le Lion de Rekem,
tant lâattente Ă©tait immense envers une Ă©quipe
à fort potentiel et qui déclarait ouvertement
aller en mission pour gagner la CAN.
Le choix de joueurs diminués physiquement, la
préparation dans un cadre tout à fait différent
par rapport Ă Libreville, des choix tactiques
discutables ou encore un salaire mirobolant
(pourtant tenu secret ?) : telles sont
les critiques envoyées par une partie de la
population, que ce soit la presse nationale ou
simplement des supporters meurtris.
Nous voilĂ donc face Ă un dilemme :
faire confiance Ă cet entraineur qui a pourtant
bien réussi auparavant ou continuer à en changer
aprÚs chaque résultat négatif, comme ce qui a
été fait depuis quelques années, sans résultat
convenable à la clé.
Des critiques ? Des
réponses !!
Pourquoi Gerets a-t-il sélectionné des
joueurs en manque de compétitions et
diminués physiquement ? Facile de faire
une telle critique aprĂšs coup, puisquâaucune
personne ne pouvait présager une telle
catastrophe avant le début de la CAN. Pour notre
sĂ©lectionneur, lâimportant Ă©tait de maintenir
une forte cohésion entre les différents membres
de lâĂ©quipe, les mĂȘmes qui nous ont pourtant
fait rĂȘvĂ© contre lâAlgĂ©rie Ă Marrakech. Quid
de la concurrence ? Nacer Barazite et
lâautre Chadli ont Ă©tĂ© contactĂ©s dans cette
optique : le premier hésite encore tandis
que le second a définitivement refusé de
rejoindre nos rangs.
Pourquoi choisir Marbella pour se
préparer ? Ceci est une fausse
critique, puisque bon nombre de pays ont choisi
dâaller aux Emirats pour sâentrainer, comme la
Tunisie qui a dâabord commencĂ© son stage en
catalogne et qui est pourtant qualifiée au second
tour⊠question de chance plus quâautre
chose.
De mauvais choix tactiques ? On a
pourtant bien eu lâimpression que notre Ă©quipe
dominait les débats lors de chaque match
jusquâau moment oĂč une faute dĂ©fensive venait
tout remettre en question : Est-ce la faute
de Gerets si lâun des meilleurs dĂ©fenseurs du
monde a raté le rendez-vous ? Ne fallait-il
pas le sélectionner à cause de son manque
dâexpĂ©rience continentale? Est-ce la faute
de Gerets si Chamakh a raté son face à face qui
pouvait nous donner lâavantage contre les
tunisiens ? Est-ce la faute de Gerets si
Hadji réussit un sombrero avant de se précipiter
au moment de conclure pour égaliser ?
Certains évoqueront le schéma tactique ultra
défensif contre le Gabon juste aprÚs le but de
Kharja : Il est pourtant clair quâun
entraineur qui fait rentrer Amrabat et Taarabt
alors quâil mĂšne au score nâa clairement pas
comme plan de jeu une défense tout au long de la
seconde période⊠on revient donc naturellement
au manque dâexpĂ©rience de nos jeunes joueurs
qui dĂ©couvraient la compĂ©tition et qui nâont
pas su gérer la pression africaine.
De mauvais résultats inattendus ?
Certains « spécialistes »
reprennent encore une fois lâidĂ©e selon
laquelle le Maroc dispose dâentraineurs
nationaux ayant réussi sur la scÚne
continentale : le problĂšme concerne-t-il
vraiment la nationalité ? Faut-il rappeler
quâun Taoussi par exemple a eu droit Ă une
carte blanche sur le long terme avant dâarriver
au sacre continentale avec son club en
2011 ?
Â
Gerets, lâhomme qui rĂ©alise un travail
de fond
Au-delĂ dâun travail purement technique et
tactique avec les joueurs de lâĂ©quipe
nationale, Gerets se devait de rĂ©soudre lâun
des problĂšmes les plus difficiles Ă gĂ©rer, Ă
savoir la cohésion du groupe : MISSION
ACCOMPLIE.
Le travail rĂ©alisĂ© depuis plus dâun an avec
lâĂ©quipe nationale nous rappelle tout
simplement son passage Ă lâOlympique de
Marseille, une équipe à la traine avant son
arrivĂ©e et qui sâest transformĂ©e au fil des
mois. Certains diront quâil nâa rien gagnĂ©
avec son équipe, contrairement à Deschamps par
la suite : pas faux. Cependant, tous les
spécialistes et les supporters marseillais
affirment que le successeur de notre actuel
sĂ©lectionneur nâa fait que profiter du travail
de fond réalisé par le belge. Pourquoi donc se
priver dâun homme dĂ©terminĂ© Ă travailler sur
le long terme, en se basant simplement sur une
faillite collective lors de cette CAN ? Pour
Gerets, il sâagissait de sa « premiĂšre
CAN, pas la derniÚre »⊠nous avons la
chance de nous replonger dans la compétition
immédiatement pour la qualification à la coupe
continentale 2013 et la coupe du Monde 2014 :
laisser cet homme finir son travail est la
meilleure solution pour ne pas déstabiliser un
groupe dĂ©jĂ sous le choc dâune Ă©limination
précoce.
Â

Zaki, ou lâancienne gloire au
comportement absurde
On disait donc quâil sâagissait dâune
faillite collective de la part de lâensemble des
protagonistes marocains : pourquoi notre cher
Badou affirme-t-il donc que Gerets est le seul
responsable de la déroute au Gabon ? Tout
simplement pour pousser « les
responsables fédéraux » à rompre le
contrat avec le belge et permettre Ă lâancien
gardien de revenir Ă la tĂȘte de la sĂ©lection
nationale. Il est Ă rappeler Ă Monsieur Zaki
quâen temps de crise, quelque soit sa nature,
lâimportant est de penser Ă lâintĂ©rĂȘt
collectif et non individuel !
Comment peut-il se permettre de parler de
Gerets en évoquant un projet
« vouĂ© Ă lâĂ©chec », alors
que par définition, un projet est à construire
sur le long terme? Faut-il rappeler Ă ce Monsieur
que sa seule bonne prestation en tant
quâentraineur reste la finale perdue contre la
Tunisie, aprĂšs un match contre lâAlgĂ©rie en
quart quâon allait perdre par sa faute (El
Karkouri blessé et non remplacé, causant le but
marqué par les verts) ? Faut-il lui rappeler
Ă©galement quâil a Ă©chouĂ© lors de ses
différentes missions avec les équipes de la
Botola, que ce soit le Mas de FĂšs, le Wydad de
Casablanca et surtout le club historique du Kawkab
envoyé directement en division
inférieure ?
Partons d'une hypothĂšse assez simple, Mr
Gerets part, ce qui n'est que trĂšs peu probable.
Supposons aussi que nos responsables fédéraux
soient assez fou pour confier Ă Zaki la mission
de qualifier nos lions Ă la CAN 2013 et Ă la
coupe du monde 2014. Pensez-vous qu'il aura assez
de temps pour préparer une équipe compétitive
sachant que la prochaine échéance est en juin
prochain et qu'il s'agit d'un match contre
l'équipe ivoirienne.
Il ne relevra bien évidemment pas le défis
car ce défis est de taille. Au bout de la
défaite, il nous dira tout simplement, "Je n'ai
pas eu de temps" ou alors "Les joueurs forment des
clans" ou encore "Les responsables fédéraux
sapent mon travail". Les raisons que l'on a tant
l'habitude d'entendre aprÚs l'échec de Baddou
Zaki avec chacune des équipes qu'il a
entraßné.
Sa rĂ©action sera toujours la mĂȘme, ce sera
une réaction de lùche qu'il a toujours eu
partout oĂč il est passĂ©. Mr Zaki abondonne Ă
chaque fois que les choses deviennent
compliquĂ©es. Combien mĂȘme il aurait Ă©tĂ©
entraineur de l'EN pendant cette CAN 2012, qu'il
aurait enregistrĂ© les mĂȘmes rĂ©sultats que
Gerets et qu'on l'aie invité à rester pour
batĂźr un projet Ă long terme. Il ne serait tout
simplement pas rester. Zaki s'est enfuit de
l'équipe nationale en 2005 aprÚs l'élimination
des lions de l'atlas des éliminatoires de la
coupe du monde. Peu de personnes savent qu'on lui
a proposé de rester, peu de personnes savent
qu'il a tout simplement refusé. La raison : cela
devenait trop difficile et les joueurs n'étaient
plus gérables. Entre Naybet, Karkouri, Safri, les
cadres qui voulaient tout controler et Chamakh,
Hadji, Zairi et d'autres stars montantes qui
prĂȘnaient la grosse tĂȘte, c'Ă©tait tout
simplement mission impossible.
Zaki est sans doute doué. Ses connaissance et
son expérience du monde du football ne sont
absolument pas négligeables. Son réel problÚme
et la cause principal de tous ses échecs est
psychologique. Partout oĂč il est passĂ©, il n'est
pas arrivé à créer un groupe soudé et c'est ce
qui manquait à notre équipe nationale. Gerets
l'a fait mais il a par ailleurs commis quelques
heures qui seront sans aucun doute
corrigées.
Au final, Une seule consigne peut lui ĂȘtre
adréssée à Mr Baddou Zakki : Laissez Monsieur
Gerets travailler tranquillement puisque mĂȘme
dans le cas dâun dĂ©part du Lion de Rekem, vous
nâavez pas les compĂ©tences pour diriger nos
Lions de lâAtlas.

Paulo Coelho disait que « les rĂȘves
donnent du travail » : en retournant
cette expression, on pourrait finalement dire que
le travail peut nous permettre dâatteindre nos
rĂȘves si on met toutes les chances de notre
cÎté.
Morale de lâhistoire : Faisons confiance
à notre sélectionneur ! Faisons confiance
à cette nouvelle génération bourrée de
talent ! Pour une fois quâon peut vraiment
y arriver, soutenons-les jusquâau
bout !!
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