Mercato : l'OM mise sur la jeunesse, le PSG laisse filer ses Titis
D'un côté, un OM qui mise tout sur la jeunesse et empile les recrues. De l'autre, un PSG qui laisse partir ses pépites une à une. Sur ce mercato, les deux rivaux n'auraient pas pu faire des choix plus différents
Le mercato estival n'a pas encore livré tous ses secrets que déjà, le PSG et l'OM dessinent deux visions radicalement opposées de la gestion des jeunes. Quand Marseille recrute à tour de bras en post-formation, Paris voit filer plusieurs de ses Titis vers l'étranger. Deux mouvements inverses qui s'expliquent par deux situations que tout sépare.
À l'OM, une vague de jeunes recrues
Le club phocéen a déjà bouclé plusieurs arrivées en post-formation : Sacha Lung (RC Strasbourg), Osmane N'Diaye et Milan Cheval (SM Caen), Adam El Boughlamy (MHSC), Jephthe Malanda (LOSC) et Jah-Mason Telusson (OGC Nice). La logique marseillaise est claire : avec des finances sous tension et la DNCG qui surveille ses comptes, le club doit lever le pied sur les dépenses. Recruter de jeunes joueurs souvent libres ou à faible coût devient alors la stratégie la plus rationnelle, du potentiel, peu de risque financier, et une possible plus-value à la revente. À Marseille, la jeunesse n'est pas qu'un choix sportif : c'est aussi une réponse à une équation économique.
e PSG, lui, laisse filer ses Titis
À Paris, c'est exactement l'inverse. Ibrahim Mbaye ne sera pas conservé en attaque. Samba Coulibaly et Elijah Ly vont s'engager avec Bruges sans signer de contrat professionnel, tandis que Pierre Mounguengue, meilleur buteur des U19, rejoint le Dynamo Kiev. Le raisonnement est presque mécanique : avec une équipe double championne d'Europe en titre, jeune et installée, la porte de l'effectif professionnel est quasi fermée. Pour un Titi, même prometteur, attendre son tour derrière une telle armada n'a plus de sens. Ce n'est pas un échec de la formation parisienne, mais le revers d'un effectif trop fort pour leur laisser une place.
Deux causes, un même symptôme inversé
Deux clubs, deux situations radicalement différentes, et pourtant un même symptôme inversé : quand le PSG laisse partir faute de place, l'OM fait venir faute de moyens. La preuve que sur un mercato, la jeunesse peut être un luxe… comme une contrainte
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