Nouveau venu dans l’effectif du FC Nantes, Francis Coquelin a connu une carrière très riche en Premier League puis en Liga. Le milieu de terrain français a notamment croisé le chemin du légendaire Thierry Henry. Récit.

Crédit photo : Depositphotos / @ operations@newsimages.co.uk
Si son corps ne le lâche pas ces prochaines semaines, Francis Coquelin pourrait bien être l’une des clés de la fin de saison du FC Nantes. Son apport au milieu du terrain est un vrai plus pour Antoine Kombouaré. Expérience, solidité et vision du jeu : Coquelin répond aux attentes placées en lui. Mais après six mois sans jouer, son état physique lui a joué des tours depuis son arrivée.
« Thierry Henry me surnommait Police Officer »
A l’occasion de la trêve internationale, Francis Coquelin a pris le temps de répondre aux questions du FC Nantes, sur le site officiel du club. L’occasion de revenir sur son aventure à Arsenal, où il a croisé un certain Thierry Henry. « En Premier League, on t’a surnommé le "briseur d’attaques" ? Francis Coquelin : Oui il y avait ce surnom, mais il y avait également "Police Officer". C’est Thierry Henry qui m’avait appelé comme ça après un match. Dans le championnat anglais, j’étais cantonné à ça, faire les compensations, récupérer les ballons, couper les contre-attaques. J’avais devant moi deux joueurs de ballon et ils n’avaient pas forcément besoin de moi dans la construction. Je suis quelqu’un qui aime jouer, mais j’avais Ozil et Cazorla devant moi ! Je préférais mettre mes qualités défensives au service de l’équipe afin qu’ils puissent s’exprimer avec le ballon. C’est pour ça que j’ai eu ces surnoms lors mon époque anglaise. En Angleterre, on m’a réduit à ça. Après, en Espagne, Marcellino à Valence, m’a demandé de plus participer au jeu. Je suis moins limité que ce que les gens ont pu penser. En Espagne, j’ai aussi cette étiquette du joueur qui peut jouer. Ça s’est vu ensuite avec des coachs qui m’ont mis à des positions moins défensives que ce que j’ai pu connaître en Angleterre. Ça montre que j’avais aussi d’autres qualités ».
Coquelin aurait pu être Nantais en… 2008 !
Repéré très jeune dans son club formateur du stade Lavallois, Francis Coquelin était en contact avec le FC Nantes. En 2008, il aurait même pu signer chez les Canaris, avant de finalement choisir Arsenal : « J’ai eu beaucoup de sollicitations à cette époque. Nantes était venu, mais aussi Lorient et les clubs environnants… J’étais venu visiter la Jonelière visiter les installations… dans mon esprit, si je n’avais pas signé à Arsenal, j’aurais pu signer à Nantes. Je n’étais pas loin de la famille et c’est quelque chose qui avait joué dans mon esprit. Mais quand Arsenal est arrivé… c’est un très gros club, même si on ne sait pas dans quoi on s’embarque quand on est jeune. On ne sait pas vraiment si on pourra percer là-bas. Mais c’est un challenge que j’avais envie de relever. On ne sait pas si le train repassera pour aller dans un tel club. J’ai donc pris la décision d’aller là-bas. Le destin fait que je n’ai pas signé ici à 17 ans, mais 17 ans plus tard, je suis là ! C’est une belle histoire ».