Première Coupe du monde en Asie et première édition co-organisée. La Corée du Sud et le Japon accueillent la compétition dans 20 stades modernes. Le tournoi marque l’histoire à plusieurs titres : la France, championne du monde et d’Europe en titre, est éliminée au premier tour sans marquer le moindre but (0 but en 3 matchs) — pire performance d’un tenant du titre. Zidane, absent lors des deux premiers matchs pour blessure, ne peut rien lors de son retour tardif contre le Danemark (0-2).
La Corée du Sud est l’une des grandes révélations du tournoi. Guidée par Guus Hiddink, elle élimine la Pologne, le Portugal (1-0), puis l’Italie, dans un match très controversé, marqué par plusieurs décisions arbitrales contestées : but en or de Damiano Tommasi refusé pour un hors-jeu inexistant et expulsion de Totti pour simulation. En quart, l’Espagne est éliminée aux tirs au but, avec deux buts refusés, dont un centre de Joaquin pour Morientes injustement signalé sorti des limites du terrain. Elle devient la première nation asiatique à atteindre les demi-finales. Les rues de Séoul rassemblent des millions de supporters vêtus de rouge.
Le Brésil de Ronaldo, Rivaldo et Ronaldinho impose sa supériorité offensive : 11 buts en phase de groupes, puis, un coup franc lobé d'une quarantaine de mètres de Ronaldinho qui surprend Seaman lors du choc contre l'Angleterre en quart de finale, et enfin, un 5ᵉ titre brésilien offert par un Ronaldo au sommet de sa rédemption, 4 ans après le traumatisme de la finale 1998.