Condamné à la Ligue 2, le FC Nantes affrontait le Toulouse Football Club lors de la dernière journée de la saison 2025-2026 pour un match sans aucun enjeu. Une rencontre marquée par un envahissement de terrain qui pourrait coûter cher au club nantais. Mais qui sont les vrais responsables ?
La colère n’est pas nouvelle, à Nantes. Depuis des mois, les supporters nantais expriment leur profond mécontentement à l’égard du club et de sa direction. Le « Kita casse-toi » est même devenu un hymne pour les fidèles de la Beaujoire. Le peuple jaune et vert reproche en effet à Waldemar Kita et son fils, Franck, la gestion cataclysmique du club depuis bientôt 20 ans. Deux décennies de galère, entre déceptions, mauvais résultats et management lunaire. Et pour exprimer ce ras le bol devenu impossible à contenir, des fans ont craqué, à la 22e minute de jeu, contre le Toulouse Football Club.
Un envahissement de terrain qui a provoqué l’arrêt de la rencontre. Un match qui n’a pas repris puisque l’arbitre, Stéphanie Frappart, a jugé que les conditions n’étaient absolument pas réunies pour reprendre. Et ce n’était effectivement pas possible de reprendre face à un tel chaos. Vahid Halilhodzic, pour le dernier match de sa grande carrière, a eu beau protester et appeler tout le monde à la raison, la colère était trop grande. Trop vive. Trop ancienne.
La responsabilité de Waldemar Kita
Si les instances du football se pencheront prochainement sur le sort du FC Nantes, avec des sanctions qui pourraient être fortes (matchs à huis clos ou retrait de point pour la saison 2026-2027), cela ne règlera pas le fond du problème. Si les supporters qui ont pénétré sur la pelouse ce dimanche soir sont coupables, ils ne sont en rien responsables de la situation qui touche le FC Nantes en profondeur. Cette responsabilité est celle de Waldemar Kita, et de son fils, Franck. Deux dirigeants qui n’étaient pas présents ce dimanche, au stade de la Beaujoire. Armés de leur plus grand courage, les deux têtes pensantes ont préféré ne pas assister au match, le climat étant « trop tendu » pour assurer leur sécurité…
Par lâcheté, les propriétaires du FC Nantes ont préféré fuir et leur absence a certainement ajouté au désordre de dimanche soir. Comme depuis 20 ans maintenant, c’est d’abord le club et ses supporters qui vont trinquer et devoir assumer les conséquences d’une gestion totalement inadaptée au monde professionnel. Dans quelques jours, les Kita vont nommer le 24e entraîneur de leur règne. Une 24e tentative de relever ce club qui mérite tellement mieux que de vivoter entre la Ligue 2 et les innombrables missions maintien de Ligue 1.
Du côté des dirigeants stéphanois, on tente de saisir une belle opportunité chez un club relégué en Ligue 2. La marge de manœuvre est petite mais l’ASSE tente le coup.
Lire la suite