La 20e Coupe du monde se déroule au Brésil pour la première fois depuis 1950. La nation la plus titrée de l’histoire du football espère un 6e titre sur son sol. Toutes les nations déjà sacrées championnes du monde sont présentes. Les 12 stades, répartis sur tout le territoire — de Manaus, en pleine Amazonie, à Rio de Janeiro —, accueillent 171 buts. Ce total place l'édition 2014 au deuxième rang historique ex-æquo de l'ère des 32 équipes avec France 1998, juste derrière le record absolu établi au Qatar en 2022 (172 buts).
La phase de groupes offre plusieurs chocs majeurs : les Pays-Bas écrasent l'Espagne 5–1 (revanche de la finale 2010), la Colombie de James Rodríguez, meilleur buteur du tournoi (6 buts) émerveille le public, le Costa Rica sort du « groupe de la mort » (Italie, Angleterre, Uruguay) pour atteindre les quarts de finale. Neymar est le leader du Brésil, mais une fracture vertébrale (L3) après un coup de genou de Zúñiga en quart de finale contre la Colombie l'écarte du reste du tournoi. Sans lui et sans Thiago Silva, suspendu, le Brésil affronte l’Allemagne.
Le 8 juillet 2014 à Belo Horizonte, ce match reste la défaite la plus lourde de l’histoire du Brésil et le plus large écart jamais enregistré en demi-finale de Coupe du monde (1–7). Quatre buts en six minutes (23e–29e), 5–0 dès la 29e. La nation s'effondre sous les yeux du monde. Un silence irréel envahit le Mineirão, symbole d’un traumatisme national. En finale, Mario Götze — entré à la 88e minute, sommé par Löw de faire mieux que Messi — contrôle de la poitrine puis bat Romero d'une demi-volée du pied gauche à la 113e. L'Allemagne devient la première équipe européenne sacrée en Amérique du Sud, un exploit historique.