La 19e Coupe du monde marque un tournant dans l’histoire du football : première édition disputée en Afrique. Vingt ans après la libération de Nelson Mandela, l'Afrique du Sud ouvre ses stades au monde entier. Le son omniprésent des vuvuzelas — ces cornes traditionnelles — crée une atmosphère unique, parfois décriée. Nelson Mandela, âgé de 91 ans, apparaît brièvement avant la finale au Soccer City et reçoit une ovation du public.
Le tournoi réserve des surprises dès la phase de groupes : l'Italie et la France, les deux finalistes de 2006, sont éliminés au premier tour. La France traverse une crise interne majeure — grève des joueurs, refus de s'entraîner après le renvoi d'Anelka, sans remporter le moindre match. La Nouvelle-Zélande termine invaincue avec trois nuls. L’épisode le plus marquant reste la main de Suárez sur la ligne lors d'Uruguay-Ghana, le penalty d’Asamoah Gyan sur la transversale à la dernière minute de la prolongation, privant l’Afrique d’une première demi-finale de Coupe du monde.
L'Espagne impose son style de possession, malgré une défaite surprise face à la Suisse en ouverture — elle enchaîne ensuite six victoires consécutives, et remporte ses quatre matchs à élimination directe sur le même score : 1-0. En finale, dans une rencontre très engagée (14 cartons jaunes distribués par l’arbitre Howard Webb, record en finale de Coupe du monde), Andrés Iniesta inscrit le seul but à la 116e minute et enlève son maillot pour rendre hommage à son ami Dani Jarque, mort d'une crise cardiaque un an plus tôt.