Coupe du Monde 1986 au Mexique : Maradona, la Main de Dieu et le But du Siècle. Tous les résultats, groupes et stats du sacre de l’Argentine. L'Argentine sacrée championne du monde pour la 2ᵉ fois. Lire la suite
Coupe du monde 1990 en Italie
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▼14ᵉ édition · 24 équipes · 12 villes italiennes
COUPE DU MONDE
ITALIE 1990
ITALIE 1990
8 juin – 8 juillet 1990
Italie 1990 : le Mondial le plus défensif de l’histoire (2,21 buts/match)
♪ Nessun Dorma · Vincerò ! — Luciano Pavarotti
LA FINALE · ROME · 8 JUILLET 1990 · UN MATCH FERMÉ ET CONTROVERSÉ
📍 Stadio Olimpico · Rome · 73 603 spectateurs · Une finale verrouillée, symbole du football défensif de l’époque, conclue par un penalty
Allemagne de l’Ouest
1-0
Argentine
ALL : Brehme 85e (penalty) · 2 expulsions argentines (Monzon 65e, Dezotti 87e) · Argentine réduite à 9 joueurs
Argentine : seulement 5 buts inscrits, le total de buts le plus faible jamais atteint par un finaliste en Coupe du monde
CHIFFRES CLÉS
115
Buts en 52 matchs · plus faible moyenne de l'histoire (2,21/match)
2,21
Buts par match (moyenne)
16
Cartons rouges · record de l'époque (battu depuis)
4
Séances de tirs au but
6
Buts de Schillaci · Soulier d'Or
12
Stades · 12 villes
★ Moyenne la plus basse de l'histoire — directement à l'origine de la règle de la passe en retrait (1992) et de la victoire à 3 pts (1994).
L'ÉPOPÉE ITALIE 1990
La BBC choisit le « Nessun Dorma » de Pavarotti comme hymne de sa couverture. Le mariage entre l’opéra et le football est scellé. Le 7 juillet, la veille de la finale, a lieu au Thermes de Caracalla à Rome le tout premier concert des Trois Ténors (Pavarotti, Domingo, Carreras) devant 800 millions de téléspectateurs. Le tournoi a sa bande-son… mais le jeu ne suit pas vraiment, avec seulement 115 buts en 52 matchs — la plus faible moyenne de buts par match jamais enregistrée en Coupe du monde (2,21). Un tournoi souvent critiqué pour son manque de spectacle offensif, mais resté inoubliable pour ses émotions.
Roger Milla, 38 ans, devient le plus vieux buteur de l'histoire de la compétition (il battra son propre record à 42 ans en 1994), sorti de sa retraite par le président camerounais, enflamme le tournoi en sortie de banc : doublé décisif contre la Roumanie, puis nouveau doublé en 1/8 contre la Colombie qui envoie le Cameroun en quart — une première pour une nation africaine. Sa célèbre danse autour du poteau de corner devient l'image du tournoi. Le Cameroun avait également ouvert le Mondial en faisant tomber l'Argentine, championne du monde en titre, 1-0 grâce à une tête de François Omam-Biyik. Toto Schillaci, quasi-inconnu avant le tournoi (un seul match international), s’impose comme la star absolue : 6 buts, Soulier d’Or et Ballon d’Or. Paul Gascoigne (“Gazza”) pleure en demi-finale à Turin en recevant un carton jaune — image devenue iconique en Angleterre, souvent associée au renouveau du football anglais.
La finale, disputée à Rome, reste dans les mémoires comme l’une des finales les plus fermées et controversées de l’histoire, marquée par une approche extrêmement prudente, conclue par un penalty contesté de Brehme (85e). L’Argentine est privée de Caniggia, suspendu. Deux expulsions. Franz Beckenbauer soulève le trophée, devenant le deuxième homme à gagner la Coupe du monde comme joueur puis sélectionneur après Mário Zagallo, mais le premier à l'avoir fait en tant que capitaine (1974) puis entraîneur (1990). La FIFA tire les leçons : règle de la passe en retrait (1992) et victoire à 3 points (1994). Un tournoi qui a changé durablement le football moderne. La Coupe du monde 1990 en Italie est souvent considérée comme la plus défensive de l’histoire du football moderne.
Retrouvez tous les résultats de la Coupe du monde 1990, les classements des groupes, le détail de chaque match et le parcours complet jusqu’à la finale remportée par l’Allemagne. Consultez également le palmarès complet de la Coupe du monde ou les autres éditions pour revivre toute l’histoire du football mondial.
PHASE DE GROUPES · 6 GROUPES DE 4
Classement complet de la phase de groupes de la Coupe du monde 1990 avec les résultats et points de chaque équipe.
GROUPE A J V N D BP BC Pts
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3 | 3 | 0 | 0 | 4 | 0 | 6 |
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3 | 2 | 0 | 1 | 6 | 3 | 4 |
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3 | 1 | 0 | 2 | 2 | 3 | 2 |
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3 | 0 | 0 | 3 | 2 | 8 | 0 |
GROUPE B J V N D BP BC Pts
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3 | 2 | 0 | 1 | 3 | 5 | 4 |
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3 | 1 | 1 | 1 | 4 | 3 | 3 |
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3 | 1 | 1 | 1 | 3 | 2 | 3 |
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3 | 1 | 0 | 2 | 4 | 4 | 2 |
GROUPE C J V N D BP BC Pts
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3 | 3 | 0 | 0 | 4 | 1 | 6 |
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3 | 2 | 0 | 1 | 3 | 2 | 4 |
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3 | 1 | 0 | 2 | 2 | 3 | 2 |
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3 | 0 | 0 | 3 | 3 | 6 | 0 |
GROUPE D J V N D BP BC Pts
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3 | 2 | 1 | 0 | 10 | 3 | 5 |
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3 | 2 | 0 | 1 | 6 | 5 | 4 |
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3 | 1 | 1 | 1 | 3 | 2 | 3 |
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3 | 0 | 0 | 3 | 2 | 11 | 0 |
GROUPE E J V N D BP BC Pts
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3 | 2 | 1 | 0 | 5 | 2 | 5 |
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3 | 2 | 0 | 1 | 6 | 3 | 4 |
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3 | 1 | 1 | 1 | 2 | 3 | 3 |
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3 | 0 | 0 | 3 | 1 | 6 | 0 |
GROUPE F J V N D BP BC Pts
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3 | 1 | 2 | 0 | 2 | 1 | 4 |
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3 | 0 | 3 | 0 | 2 | 2 | 3 |
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3 | 0 | 3 | 0 | 2 | 2 | 3 |
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3 | 0 | 2 | 1 | 1 | 2 | 2 |
Système 2 points pour une victoire (dernière Coupe du monde à l'utiliser). Bordure bleue = qualifiés top 2. Bordure or = meilleurs 3ᵉs qualifiés (4 sur 6).
MATCHS DE PHASE DE GROUPES
Tous les résultats de la Coupe du monde 1990 match par match, de la phase de groupes à la finale.
JOURNÉE 1
1-0
5-1
0-1
2-0
2-1
1-0
4-1
2-0
0-0
2-0
1-1
1-1
JOURNÉE 2
1-0
1-0
2-0
2-1
1-0
2-1
5-1
1-0
3-1
3-1
0-0
0-0
JOURNÉE 3
2-0
2-1
1-1
4-0
1-0
2-1
1-1
4-1
2-1
1-0
1-0
1-1
PHASE FINALE (DÉTAILS COMPLETS)
Détail complet du parcours jusqu’à la finale de la Coupe du monde 1990.
📍 Stadio Olimpico · Rome · 8 juillet 1990
Allemagne de l’Ouest
1-0
Brehme pen. 85e
Argentine
Argentine réduite à 9 : Monzon 🟥 65e + Dezotti 🟥 87e · Maradona peu influent · souvent considérée comme l’une des finales les plus fermées et controversées de l’histoire
DEMI-FINALES
1-1a.p. (4-3 t.a.b.)
1-1a.p. (4-3 t.a.b.)
QUARTS DE FINALE
0-0a.p. (3-2 t.a.b.)
1-0
1-0
3-2a.p.
HUITIÈMES DE FINALE
2-1a.p.
4-1
1-0
2-1
0-0a.p. (5-4 t.a.b.)
2-0
2-1a.p.
1-0a.p.
3ᵉ PLACE
2-1
MEILLEURS BUTEURS
1
Salvatore Schillaci Soulier d'Or + Ballon d'Or
6 buts
2
Tomáš Skuhravý
5 buts
3
Lothar Matthäus Ballon d'Argent
4 buts
3
Gary Lineker
4 buts
3
Roger Milla
4 buts
3
Míchel
4 buts
7
Jürgen Klinsmann
3 buts
7
Rudi Völler
3 buts
7
Andreas Brehme
3 buts
7
David Platt
3 buts
RÉCOMPENSES FIFA
Ballon d'Or · Meilleur joueur
Italie · 1 match international avant le tournoi · 6 buts · Soulier d'Or + Ballon d'Or double lauréat
Ballon d'Argent
Allemagne de l'Ouest · Capitaine, milieu, leader · 4 buts depuis le milieu de terrain
Ballon de Bronze
Argentine · Diminué par les blessures et loin de son apogée de 1986, mais capable de moments décisifs (passe pour Caniggia en 1/8 face au Brésil) qui portent une Albiceleste sans éclat jusqu'en finale. Sa dernière Coupe du monde au plus haut niveau.
Soulier d'Or · Meilleur buteur
Italie · 6 buts dont le match pour la 3ᵉ place contre l'Angleterre
Meilleur jeune joueur
Yougoslavie · 21 ans · Vainqueur et meilleur joueur (Ballon d'Or) de la Coupe du monde des moins de 20 ans 1987 au Chili
ÉQUIPE TYPE DU TOURNOI
XI FIFA · Sélection basée sur les performances
GB
GB
DEF
MIL
ATT
Records et moments forts
Édition la moins prolifique de l'histoire — 115 buts en 52 matchs (2,21 par match), record négatif absolu jamais égalé. Ce tournoi poussera la FIFA à réformer les règles dès 1992.
Apogée des tirs au but. Avec 4 séances disputées (un record à l'époque), dont les deux demi-finales, Italia 90 reste le tournoi de la tension extrême et du calcul tactique poussé jusqu'aux prolongations.
Dernière fois pour trois nations historiques. La RFA (Allemagne de l'Ouest), l'URSS et la Tchécoslovaquie participent pour la dernière fois sous ces noms. La réunification et la dislocation de l'URSS transformeront la carte du football mondial avant 1994.
L'héritage législatif de 1990. L'excès de jeu défensif provoque deux réformes historiques : l'interdiction de la passe en retrait au gardien à la main (1992) et la victoire à 3 points en phase de groupes (1994). Le football moderne naît en réaction à Italia 90.
« Nessun Dorma » et les Trois Ténors. Pavarotti, Domingo et Carreras donnent le premier concert des Trois Ténors aux Thermes de Caracalla, Rome, le 7 juillet — la veille de la finale. 800 millions de téléspectateurs. Le mariage de l'opéra et du football devient éternel.
Cameroun 1-0 Argentine en ouverture. Les champions en titre terrassés par les Lions Indomptables grâce à un but de François Omam-Biyik (67e). Roger Milla, 38 ans, sorti de sa retraite sur demande présidentielle, inscrira 4 buts durant la compétition et marquera les esprits avec sa danse du poteau de corner. 1ʳᵉ nation africaine en quart de finale.
Les larmes de Gazza à Turin. Demi-finale Angleterre-Allemagne de l'Ouest. Gascoigne prend un jaune synonyme de suspension pour la finale éventuelle. Il fond en larmes en temps réel. Cette image relance la passion anglaise pour le football et préfigure la création de la Premier League en 1992.
Toto Schillaci, la star surprise. Un seul cap international avant le tournoi. Entré à la 75ᵉ contre l'Autriche, il marque 3 minutes plus tard. 6 buts. Soulier d'Or. Ballon d'Or. La plus belle histoire de révélation tardive de l'histoire de la compétition.
Franz Beckenbauer, le Kaiser double. Vainqueur du Mondial 1974 comme capitaine, il le soulève à nouveau en 1990 comme entraîneur — premier homme de l'histoire à réussir le doublé capitaine/sélectionneur, exploit égalé depuis seulement par Didier Deschamps (capitaine 1998, sélectionneur 2018). Il avait aussi été finaliste dans les deux rôles (1966 joueur, 1986 entraîneur).
Une finale fermée. Argentine à 9 joueurs (2 expulsions), 0 but en 90 minutes, un penalty sur faute litigieuse (Sensini-Völler), Maradona peu influent. Pedro Monzón devient le premier joueur expulsé dans une finale de Coupe du monde. Une finale étouffée tactiquement, considérée par la grande majorité des observateurs comme l'une des plus pauvres de l'histoire du Mondial.
L'Irlande, trois nuls et les quarts. Jack Charlton mène la République d'Irlande à son 1ᵉʳ quart de finale sans gagner un seul match en 90 minutes : 3 nuls en groupe, qualifiée pour les 1/8e en terminant 2e du groupe F après un tirage au sort de la FIFA pour départager l'Irlande et les Pays-Bas (parfaite égalité de points et de buts), puis nouveau 0-0 contre la Roumanie en 1/8, victoire 5-4 aux tirs au but. Éliminée 0-1 par l'Italie en quart, elle part sous les ovations.
LES 12 STADES
Stadio Olimpico
📍 Rome · Finale
80 000 places
Stadio Guiseppe Meazzao
📍 Milan · Ouverture & 1/8
83 000 places
Stadio Delle Alpi
📍 Turin · Demi-finale
71 000 places
Stadio San Paolo
📍 Naples · Demi-finale
74 000 places
Stadio San Nicola
📍 Bari · 3ᵉ place
57 000 places
Stadio Renato Dall'Ara
📍 Bologne
38 000 places
Stadio Luigi Ferraris
📍 Gênes
45 000 places
Stadio Marc'Antonio Bentegodi
📍 Vérone
41 000 places
Stadio Friuli
📍 Udine
39 000 places
Stadio Comunale La Favorita
📍 Palerme
37 000 places
Stadio Comunale
📍 Florence
45 000 places
Stadio Renato Sant'Elia
📍 Cagliari
41 000 places
* Capacités officielles validées et extraites de l'ouvrage "The Official History of the FIFA World Cup™", FIFA Museum (3ᵉ édition).
FAQ Coupe du monde 1990
Qui a gagné la Coupe du monde 1990 ?
L’Allemagne de l’Ouest a battu l’Argentine 1-0 en finale à Rome.
L’Allemagne de l’Ouest a battu l’Argentine 1-0 en finale à Rome.
Qui est le meilleur buteur du Mondial 1990 ?
Salvatore Schillaci avec 6 buts.
Salvatore Schillaci avec 6 buts.
Combien de buts ont été marqués pendant la Coupe du monde 1990 ?
115 buts ont été inscrits en 52 matchs lors du tournoi disputé en Italie.
115 buts ont été inscrits en 52 matchs lors du tournoi disputé en Italie.
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