Le Mexique s’impose comme la solution de secours : la Colombie s’était retirée en 1982, et le 19 septembre 1985 — huit mois avant le tournoi — un séisme dévastateur a causé la mort de 5 000 à 30 000 personnes selon les sources à Mexico. Malgré la catastrophe, les infrastructures sportives sont restées intactes, le pays s'est relevé et le monde du football a répondu présent. Le Mexique devient la première nation à accueillir deux Coupes du Monde (après 1970).
À 25 ans, Diego Maradona, capitaine et âme de l’Argentine façonnée par Carlos Bilardo, atteint le sommet de son art. Il survole le tournoi de son génie : passe décisive pour Pasculli contre l'Uruguay en 1/8 (1-0), deux gestes entrés dans la légende contre l’Angleterre (la Main de Dieu et le But du Siècle, 2-1), doublé contre la Belgique en demi (2-0), et la passe décisive millimétrée pour Burruchaga en finale (84ᵉ) pour arracher le 3-2 contre l'Allemagne de l’Ouest.
Autour de lui : Gary Lineker (Angleterre) s’illustre avec 6 buts dont un triplé contre la Pologne — Soulier d'Or et départ pour le Barça. Le Danemark séduit en phase de groupes (9 buts en 3 matchs) avant de s'effondrer brutalement face à l'Espagne (1-5). Le Maroc devient la première nation africaine à finir en tête de son groupe. La Belgique bat l'URSS 4-3 a.p. dans l’un des plus grands huitièmes de finale de l’histoire.