La nouveauté fondamentale : pour la première fois, toutes les nations doivent se qualifier, y compris l'Italie hôte (qui bat la Grèce 4-0). L'Uruguay, champion en titre, boycotte par frustration que peu d'équipes européennes étaient venues en 1930. Les nations britanniques restent en dehors de la FIFA. L'Italie aligne 5 oriundi (joueurs nés en Amérique du Sud, naturalisés italiens) : Monti, Orsi, Guaita, Demaria (argentins) et Guarisi (brésilien). Pozzo défend : « S'ils peuvent mourir pour l'Italie, ils peuvent jouer pour l'Italie. »
Le quart Italie-Espagne est le match le plus violent du tournoi, se conclut sur un match nul (1-1 après prolongation), avec plusieurs blessés graves dont le gardien légendaire Ricardo Zamora (il ne peut pas disputer le match d’appui). Match rejoué le lendemain : l’Espagne, contrainte à 7 changements, perd 0-1 sur un but de Meazza contesté. En demi-finale, le soupçon d'influence mussolinienne sur l'arbitre suédois Eklind plane toujours.
En finale, la Tchécoslovaquie mène 1-0 à 14 minutes de la fin. Le stade est plongé dans le silence. À la 81ᵉ minute, Orsi déclenche un tir à la trajectoire défiant les lois de la physique et égalise (1-1). En prolongation, Schiavio marque le but décisif (95'). L’Italie décroche son premier titre mondial. Mussolini exulte dans les tribunes. La Coppa del Duce est remise en plus du trophée FIFA.