Elle est considérée par beaucoup comme la plus grande équipe de l'histoire du football. Zagallo aligne Pelé, Jairzinho, Tostão, Rivelino et Gerson — cinq joueurs capables de porter le numéro 10 dans n'importe quelle équipe du monde. Le Brésil remporte ses 6 matchs, marque 19 buts, en concède 7. L'Uruguay ouvre le score en demi-finale avant l'égalisation de Clodoaldo (1-1 à la 44', score final 3-1). En finale contre l'Italie, qui vient de survivre au match du siècle, le Brésil s’impose 4-1. Jairzinho inscrit son 7ᵉ but — dans son 6ᵉ match sur 6. Seul joueur d'une équipe championne du monde à avoir marqué dans chaque match du tournoi (6 rencontres).
Le tournoi voit l'introduction de plusieurs règles fondamentales du football moderne : les cartons jaunes et rouges (inventés par Ken Aston, inspirés des feux de circulation) et les remplacements (2 par équipe — ce qui coûtera à Beckenbauer de jouer la demi-finale blessé). Et pour la première fois, le monde découvre la Coupe du monde en couleur, sublimée par les maillots jaunes iconiques du Brésil.
Müller (10 buts) domine le tableau des buteurs avec une efficacité redoutable. Son équipe bat l'Angleterre 3-2 en quart après avoir été menée 2-0, puis s'incline 3-4 contre l'Italie dans le Match du Siècle. Beckenbauer joue toute la prolongation avec une luxation de l'épaule, bras en écharpe.